Lorsque j’ai décidé d’installer mon cabinet chez moi, à Noyers dans le Loiret (45), je pensais simplement retrouver ce que j’avais construit quelques années auparavant à Girolles. Après un temps passé à exercer dans différents lieux, j’aspirais enfin à créer un espace stable, qui ne sépare pas l’activité professionnelle et ma vocation spirituelle. Un lieu où les consultations et mes pratiques personnelles pourraient se rencontrer sous un même toit.

Dans mon esprit, tout était déjà là. Mon objectif était clair et je savais où j’allais. Je voyais les futurs consultants franchir la porte. J’imaginais les rencontres, les projets et tout ce qui pouvait animer cet espace. Je pensais déjà à ce que ce lieu allait devenir, sans vraiment me demander ce qu’il devait traverser avant d’exister.

Puis les premiers retards sont arrivés. D’abord quelques démarches administratives, ensuite les travaux et les inaugurations qu’il fallut reporter à deux reprises. À chaque nouvel obstacle, je cherchais une solution. À chaque délai supplémentaire, je redoublais d’efforts. Pourtant, plus je voulais faire avancer les choses, plus elles semblaient ralentir.

Aujourd’hui, avec le recul, je comprends que cette aventure n’a jamais été seulement celle de la création d’un cabinet. Elle est devenue une expérience profondément initiatique et, d’une certaine manière, thérapeutique.

  
 Sommaire de l’article

L’élan
Les fondations invisibles
➝  Quand le lieu a commencé à me répondre
➝  La rencontre qui a tout éclairé
➝  Les gestes qui réparent
➝  La naissance de l’Espace Sowa Rigpa

L’élan

D’un naturel optimiste et combatif, j’ai souvent tendance à agir avec spontanéité, parfois même avec une certaine impulsivité. Lorsque quelque chose me passionne, j’ai besoin de le faire vivre. Je réfléchis vite, je décide vite et j’avance vite. Ceux qui me connaissent me décrivent parfois comme une véritable tornade ou un bulldozer.

L’astrologie uranienne met d’ailleurs en évidence cette tendance avec le mi-point Milieu du Ciel/Vulcain de mon thème natal. Cette configuration parle d’une volonté de bâtir, de diriger, de faire avancer les choses avec détermination, d’être volontaire et tenace. Cette énergie m’a souvent été précieuse. Elle m’a permis de surmonter des difficultés qui auraient découragé beaucoup de monde.

Pourtant, chaque qualité possède son revers. À vouloir construire rapidement, il arrive que la raison prenne le pas sur l’intuition, l’écoute et le ressenti.

Lorsque le projet de l’Espace Sowa Rigpa est né, j’étais déjà dans l’après. Le cabinet existait dans mon esprit. J’imaginais les consultations, les futurs événements et les rencontres, sans vraiment mesurer tout ce qui allait devoir se mettre en place avant que ce lieu puisse réellement voir le jour.

Les premiers contretemps ne m’ont pas inquiété. Je les ai considérés comme des imprévus ordinaires. Quelques délais administratifs, quelques ajustements de planning, rien qui puisse remettre en question mon projet.

Puis les obstacles ont commencé à s’accumuler. Avec mon fiancé, nous avions le sentiment de devoir nous battre en permanence pour essayer de faire avancer les choses, sans que cela se concrétise. Sur le moment, cette situation était profondément inconfortable. Je passais de l’enthousiasme à l’agacement, de la confiance au doute. J’avais l’impression que quelque chose m’échappait complètement.

Petit à petit, ce qui était considéré comme un chantier est devenu un miroir. Il révélait une part de moi que je n’avais encore jamais vraiment observée : cette difficulté à laisser les choses mûrir lorsqu’elles échappent à ma volonté. Je devais accepter de passer d’une posture d’action permanente à celle de l’accueil, cultivant la patience, l’écoute et l’introspection.

Les fondations invisibles

Comme beaucoup de personnes confrontées à un chantier, je pensais qu’il suffisait d’être patient. Les artisans finiraient bien par intervenir, et tôt ou tard, les travaux reprendraient leur cours.

Mais les semaines passaient, puis les mois, et quelque chose commençait à changer en moi. Je traversais des montagnes russes émotionnelles. Certains jours, je gardais une confiance presque inébranlable. D’autres, je me demandais sincèrement si ce projet finirait un jour par se concrétiser. Certes, la frustration d’attendre n’était pas facile à vivre, mais ce qui l’était d’autant plus, c’était d’avoir l’impression étrange que cette attente cherchait à me dire quelque chose, sans que je sois assez connecté pour l’entendre.

Le premier enseignement que nous avons eu fut très simple. Avec mon fiancé, nous nous sommes souvenus de nos premiers échanges avec l’entreprise de maçonnerie. Dès le départ, quelque chose ne nous mettait pas totalement à l’aise, et avec ce sentiment de déconnexion, je dois avouer qu’il m’était aisé de déléguer mon pouvoir de décision. Malgré l’absence de feeling et cette impression diffuse que quelque chose ne sonnait pas juste, nous avons pourtant choisi de ne pas écouter ce ressenti et de signer quand même.

Avec le recul, cette expérience nous a appris qu’une intuition n’a pas toujours besoin d’être expliquée pour mériter d’être entendue. Elle ne nous dit pas forcément ce qui va advenir. Mais elle nous invite parfois à ralentir suffisamment pour observer ce que notre raison ne perçoit pas encore. Depuis cette expérience, j’accorde beaucoup plus d’importance à ces signaux discrets.

Le second enseignement, quant à lui, allait mettre beaucoup plus de temps à émerger.

À force de voir cette dalle constamment repoussée, j’ai cessé de la regarder uniquement comme un élément de construction. Je me suis surpris à lui chercher une signification.

Après tout, qu’est-ce qu’une dalle ?

C’est une fondation ! Le premier lien entre une construction et la terre. C’est également le point d’appui sur lequel tout le reste viendra reposer. Elle relie une construction au sol, à la nature, aux forces telluriques et constitue le premier acte qui se concrétise dans la matière.

Et si ce retard parlait justement des fondations ?

Non plus seulement de celles du futur cabinet, mais des miennes. Cette idée a pris le temps de mûrir, pour m’amener à comprendre que le temps de la manifestation n’était peut-être tout simplement pas arrivé. Non pas parce que l’Espace Sowa Rigpa ne devait pas exister. Mais parce que quelque chose continuait à se préparer avant même de pouvoir prendre forme dans la matière.

À ce moment-là, je n’ai pourtant pas accordé beaucoup d’importance à cette compréhension. Je l’ai simplement laissée passer, sans imaginer qu’elle viendrait quelques mois plus tard faire écho aux paroles de Claire Marie lors d’une consultation.

En parallèle de ces événements, un autre chemin s’ouvrait à moi.

En février 2026, j’ai participé à une retraite de sept jours consacrés aux Ngöndro, les pratiques préliminaires du Yuthok Nyingthig. À la suite de cette session, j’allais suivre en mars un cycle d’une année consacré aux fondements du Bouddhisme Vajrayana, à travers le Yuthok Nyingthig, une voie de développement transpersonnel.

Yuthok Yonten Gonpo, le fondateur de cette lignée, est une figure centrale de la tradition de Sowa Rigpa et est reconnu comme une émanation du Bouddha de Médecine. Étudier ses enseignements n’était donc pas seulement une formation supplémentaire.

Sans que j’en sois pleinement conscient, c’était déjà une manière de préparer ce qui allait naître. Progressivement, une évidence s’est imposée. Je croyais construire un cabinet dédié au magnétisme et aux thérapies tibétaines, alors que le futur Espace Sowa Rigpa semblait entretenir un lien profond avec la lignée thérapeutique et spirituelle de cette tradition.

Quand le lieu a commencé à me répondre

Après des mois de retards, j’avais le sentiment d’avoir essayé tout ce qui dépendait de moi. Les démarches administratives étaient lancées, les entreprises relancées, les solutions envisagées. Pourtant, quelque chose continuait de résister.

J’ai donc décidé de consulter un oracle de la tradition tibétaine lié aux Dakinis, des déitées de sagesse présentes dans le Bouddhisme. Les réponses furent rassurantes. À aucun moment il n’était question d’abandonner le projet, bien au contraire. Tout indiquait que l’Espace Sowa Rigpa avait vocation à voir le jour. Mais les cartes faisaient également apparaître plusieurs obstacles qu’il me restait à comprendre.

Cette recherche m’a conduit vers l’étude énergétique du lieu. J’avais commencé à analyser notre maison en géobiologie il y a déjà quelques années, mais pris par d’autres priorités, je n’avais jamais pris le temps d’aller jusqu’au bout.

Le projet de l’Espace Sowa Rigpa m’invitait cette fois à approfondir cette démarche grâce au Sa Ché (géomancie tibétaine), ainsi qu’à l’astrologie tibétaine.

Les résultats furent pour le moins surprenants.

En étudiant les Parka, une carte énergétique composée de neuf secteurs, Stéphane et moi avons découvert que l’emplacement choisi pour le futur cabinet correspondait, pour l’année 2026, à l’une des pires configurations possibles : les cinq démons.

Ce secteur, lorsqu’il est activé dans un lieu, peut provoquer des problèmes de santé, des accidents, des trahisons et du commérage, des pertes d’argent, des échecs professionnels, sans oublier des attaques liées aux mauvais esprits.

Je comprends parfaitement que ces mots puissent susciter de la peur. Pourtant, ce serait passer à côté de leur véritable sens que de rester focalisé sur une première lecture exotérique.

Ce que j’aime profondément dans la tradition tibétaine et dans son lien avec le Bouddhisme, c’est qu’elle invite à dépasser certaines projections pour mieux comprendre la nature de nos fonctionnements.

Dès lors, les démons ne désignent pas uniquement des entités extérieures. Ils représentent aussi nos propres états intérieurs : nos attachements, nos peurs, nos colères… Autrement dit, toutes les émotions qui nous font perdre notre équilibre.

Il ne s’agit donc pas de lutter ou d’exorciser une menace invisible, mais de regarder ce qui demande à être pacifié intérieurement, avant d’envisager toute action extérieure.

Mon premier réflexe a été de chercher les moyens proposés par la tradition tibétaine. Le Phurba, un poignard rituel, fait partie des objets employés pour harmoniser ce type de configuration.

J’avais prévu de l’installer dans le cabinet, mais les travaux ne le permettant pas encore, j’ai décidé de l’intégrer autrement : au travers de mes pratiques méditatives personnelles.

Avec le recul, je trouve intéressant de constater que ce même objet reviendra plus tard de manière totalement inattendue lors de ma consultation avec Claire Marie.

Parallèlement, j’ai découvert le livre Nos lieux sont vivants, d’Isabelle Sengel. Sa lecture m’a encouragé à renouer avec une idée qui m’avait toujours accompagné sans que je lui accorde réellement toute sa place : celle que les lieux possèdent eux aussi une forme de présence.

J’ai alors décidé d’entrer en relation avec le gardien de notre maison, ou plus exactement avec ses gardiennes. Très rapidement, deux présences distinctes se sont manifestées : l’une semblait liée à l’habitation et l’autre au futur cabinet.

En travaillant de concert, les deux gardiennes apparaissaient sous les traits d’une femme âgée, portant des vêtements que j’associais spontanément aux peuples des steppes mongoles. Là encore, ce n’est que plusieurs semaines plus tard que cette représentation prendrait tout son sens.

Arrivé à ce stade, je croyais avoir enfin réuni toutes les pièces du puzzle : les fondations, les enseignements, le Sa Ché, les Parka, les gardiennes, et pourtant… Je sentais qu’il manquait encore quelque chose. Comme si toutes ces expériences tournaient autour d’une vérité que je n’arrivais pas encore à saisir. C’est précisément à ce moment-là que Claire Marie est entrée dans cette histoire.

La rencontre qui a tout éclairé

J’ai découvert le travail de Claire Marie grâce à son livre L’Esprit des maladies. Sa manière d’aborder le chamanisme m’avait profondément touché. Elle ne cherchait pas à convaincre. Elle racontait simplement des rencontres, des chemins de guérison et ses expériences avec la toile lumineuse. Parmi tous ces récits, ceux qui évoquaient le Tibet avaient particulièrement retenu mon attention.

Sans vraiment savoir pourquoi, je me suis senti appelé à prendre rendez-vous avec elle.

La veille de notre rencontre, j’ai réalisé un tirage avec un oracle tibétain qui, pour information, n’est pas celui que je suis en train de créer.

La première carte répondait à la question :

Que va-t-il se passer pendant cette consultation ?

La réponse fut l’Éveil.

Une carte qui évoque une prise de conscience, une compréhension nouvelle, parfois précédée d’un profond bouleversement.

La seconde répondait à la question :

Comment vais-je vivre cette rencontre ?

C’est la carte des Vêtements qui est apparue.

Dans cette tradition, elle parle du fait de revêtir pleinement ce que l’on est appelé à devenir. Comme si une ancienne peau devenait trop lourde. Comme si une fonction attendait simplement d’être incarnée.

À ce moment-là, je trouvais ces cartes intéressantes et j’étais curieux de vivre la séance le lendemain.

Lorsque la consultation a commencé, quelque chose avait déjà changé en moi. Pour la première fois depuis le début de cette aventure, je n’étais pas venu chercher une réponse précise. Je n’attendais pas que Claire Marie me dise quoi faire. Je me rendais simplement disponible à ce qui devait se manifester.

Il s’agissait de laisser venir, pour Claire, les images et les énergies capables d’informer les champs énergétiques de mon corps et de mon âme — de délester les histoires dont je n’avais plus besoin, et de me reconnecter à celles qui pouvaient me nourrir dans ma trajectoire de vie, notamment dans la création du cabinet destiné à accueillir les consultant(e)s et à œuvrer à l’aspiration de mon âme et à ma vocation spirituelle.

Très rapidement, une image lui est apparue. Il s’agissait d’une vieille femme tibétaine, assise dans une maison dans laquelle une cérémonie avait lieu. Elle me berçait. Ce geste était une réparation. Un bercement destiné à apaiser, rassurer et retrouver des parties de moi-même. Elle représentait l’héritage tibétain que j’étais en train de retrouver dans cette incarnation.

Puis, c’était au tour de ma grand-mère paternelle, qui incarnait la lignée des guérisseurs de ma famille. Sa présence a mis en lumière un souvenir douloureux, celui de son électrocution devant moi lorsque j’étais enfant. Cet événement demandait à être transformé, et c’est là que le Phurba est apparu. Lorsque Claire le présenta, j’ai eu un grand sourire et la sensation de quelque chose qui se déleste. Depuis plusieurs semaines, cet objet rituel occupait déjà une place importante dans ma pratique. Mais ce que j’avais presque oublié, c’est qu’il faisait partie de mon histoire personnelle. Mon père avait reçu en cadeau un Phurba lorsqu’il était encore gendarme. Et enfant, je jouais parfois avec sans avoir la moindre idée de ce qu’il représentait.

Comment un même objet pouvait-il relier aussi facilement mon enfance, mon histoire familiale et la tradition tibétaine ? Cette coïncidence m’a profondément bouleversé.

Peu à peu, une évidence commençait à apparaître par le lien de ces deux grands-mères. Il s’agissait pour moi de faire vivre et coexister deux lignées : celle d’être un magnétiseur, un héritage de cette vie en tant que français, et celle plus lointaine en lien avec des vies passées que je retrouve aujourd’hui au travers de la tradition de Sowa Rigpa.

Vient le moment où Claire prononça une phrase qui venait assembler l’ensemble du puzzle. Les blocages et retards n’étaient peut-être pas des obstacles. Ils étaient liés au manque de préparation pour que la puissance que j’apporte soit en harmonie avec le lieu.

    Les gestes qui réparent

    En quittant cette consultation, je n’avais pas l’impression d’avoir obtenu des réponses. J’avais plutôt le sentiment d’avoir retrouvé un fil, une cohérence et une stabilité. Pour la première fois depuis le début de cette aventure, je n’éprouvais plus le besoin de comprendre davantage. J’avais simplement envie de vivre ce qui m’avait été transmis.

    Pour cela, Claire m’avait proposé plusieurs rituels. Non pas comme des recettes à appliquer, mais comme des gestes permettant d’intégrer intérieurement ce qui venait d’être révélé. Cela s’apparente davantage à un remède qu’à une médecine.

    Le premier consistait à circumambuler autour de notre maison. Marcher lentement, au son d’un mantra, tel un mouvement de bercement, faisait écho à l’image de la grand-mère tibétaine. Ce rituel était présenté comme une manière de retrouver des fragments de moi-même. En tournant autour du futur cabinet, je ne construisais plus un lieu. Je commençais à l’habiter et à y faire vivre les lignées.

    L’autre rituel, venant en complément du précédent, était de créer un mala ou un rosaire. En prenant un tissu, j’y faisais des nœuds afin de symboliser les étapes clés de mon cheminement. Une façon d’honorer mon parcours, les expériences et les personnes que j’ai rencontrées.

    Le point le plus important pour l’ensemble des rituels, c’est qu’ils devaient être accomplis dans la joie. Une manière de susciter l’amusement et la créativité en laissant davantage de place à l’enfant intérieur.

    Un autre exercice consistait à faire coexister mes deux lignées et à les incarner pleinement en imaginant quatre animaux protecteurs. Non pas ceux de la tradition tibétaine, mais ceux de la terre d’ici, de la France. J’ai alors imaginé qu’une tortue se tenait au Nord, à l’Est un sanglier, au Sud un serpent et à l’Ouest un faisan.

    Ces animaux n’étaient pas là pour remplacer les symboles tibétains. Ils venaient rappeler que tout enseignement vivant cherche naturellement à rencontrer le lieu où il s’enracine. L’Espace Sowa Rigpa n’avait pas vocation à devenir un morceau du Tibet transporté en France. Il devait devenir un espace profondément enraciné dans la terre qui l’accueille.

      La naissance de l’Espace Sowa Rigpa

      Si tout s’était déroulé comme je l’avais imaginé, l’Espace Sowa Rigpa aurait certainement ouvert ses portes plus tôt. Mais je ne suis pas certain que j’aurais été prêt à l’habiter comme il se doit.

      Car ce qui devait être construit ne concernait pas seulement des murs, une dalle ou un cabinet de magnétisme. Il s’agissait aussi de bâtir des fondations beaucoup plus discrètes. Celles qui relient un homme, un praticien à sa vocation.

      Grâce à ce cheminement, j’ai pris conscience que l’Espace Sowa Rigpa était bien plus qu’un simple lieu de consultation. Il est devenu le point de rencontre de mon histoire personnelle, l’aspiration profonde qui m’anime et le chemin spirituel que je poursuis depuis de nombreuses années.

      J’ai compris que ce lieu me conduisait naturellement à faire dialoguer deux lignées de guérisseurs qui, pendant longtemps, m’ont semblé distinctes.

      En prenant le temps de revisiter mon parcours, je me suis aperçu que cette rencontre ne datait pas d’hier. Comme si, depuis toujours, de petits signes jalonnaient discrètement mon chemin.

      Je repense à la découverte de la dimension tibétaine du Reiki à l’âge de dix-huit ans. La même année, je lisais Secrets de guérisseurs de Stéphane Allaeys et découvrais le témoignage de Richard, magnétiseur ayant séjourné au Tibet. Quelques années plus tard, en 2010, je prenais refuge dans le Bouddhisme et j’ai participé à un entretien privé en petit comité avec Khandro Rinpoché, qui m’a conseillé de faire la pratique de Sangyé Menla, le fondement de mon activité de magnétiseur. Puis vint, comme un symbole supplémentaire, la transmission du Bouddha de Médecine reçue le jour même de mon anniversaire.

      Aujourd’hui, je comprends que l’Espace Sowa Rigpa n’est pas né d’une décision prise en quelques mois. Il est l’aboutissement d’un chemin commencé bien des années auparavant, fait de rencontres, d’enseignements, de doutes, d’épreuves et de transformations intérieures.

      Cet article n’a pas pour objectif de démontrer quoi que ce soit.

      Je n’attends de personne qu’il partage mes croyances, mes expériences ou ma manière de donner du sens aux événements. J’ai simplement souhaité témoigner avec sincérité de ce que j’ai vécu.